Evaluer la qualité de l'air

Il existe différentes façons d'évaluer la qualité de l'air. Cela peut se faire grâce aux schémas d'installation du système de ventilation ; ou par des mesures de la ventilation et des concentrations en dioxyde de carbone (CO2). Mais celle-ci est plus communément déterminée grâce à des odeurs désagréables, à la présence d'humidité ou à l'absence de ventilation.

Les schémas d'installation

Il est possible de se faire une première idée sur l'efficacité d'une ventilation grâce aux spécifications indiquées sur les schémas d'installation. En effet, les débits globaux d'air doivent correspondre à la surface et à la fonction du bâtiment ainsi qu'au nombre d'occupants. Les unités de ventilation et les zones desservies doivent alors être clairement définies.

Les mesures

L'anémomètre et le débitmètre permettent de mesurer les débits de pulsion et d'extraction dans les gaines et les bouches de ventilations mécaniques (simple flux ou double flux). Les gaz traceurs, eux, sont utilisés pour mesurer les débits mis en œuvre dans les systèmes de ventilation naturelle (comme les grilles d'amenée d'air dans les fenêtres). Par ailleurs, un chromatographe mesure les concentrations en CO2 dans l'air ambiant. Finalement, il est aussi possible d'exercer une mesure de pression différentielle au droit d'une bouche d'extraction d'une ventilation simple flux ; cela détermine l'étanchéité du bâtiment.

Les conséquences directes d'une mauvaise ventilation

consequence d'une mauvaise ventilation

Les carences en ventilation sont repérées par les odeurs désagréables dégagées par le rassemblement de personnes, dans une pièce confinée. Celles-ci sont accentuées en présence de fumeurs.
Aussi, les traces d'humidité peuvent révéler le manque de ventilation. Effectivement, l'homme produit 1,2L d'eau par jour (par la respiration et la transpiration) ; ce qui augmente le taux d'humidité de la pièce et peut créer condensations puis moisissures.

L'apport en air neuf est possible grâce à des systèmes spécifiques, mécaniques ou naturels. Aussi, certaines zones du bâtiment doivent être en dépression et d'autres en surpression ; et la circulation de l'air doit pouvoir se faire sans obstacle. Une ventilation de qualité permet de maintenir avant tout une bonne hygiène de vie.

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